vendredi 5 novembre 2021

Et au pied de la croix, je déposai ma crotte !


Ni vu, ni connu, me prit l'envie soudaine de me soulager. Dignement, la personne tenant ma laisse, observa la scène, certainement dans un éblouissement, car la contribution alla jusqu'à son terme. 

Il n'est pas inhabituel qu'en cette bonne ville de La Charité, nous les chiens et les chats, soyons libres de déposer nos œuvres biologiques et forcément laïques dans l'espace public. Une atmosphère plane dans cette douce cité où un quarteron de nourrisseuses ont inventé le concept de chats libres avec la bénédiction d'une association locale dite de protection de la gente féline. En espérant que ces dépositaires de matières organiques soit stérilisés et identifiés, il va de soi que l'objectif de contraindre la prolifération reste un vœu pieu. A quand les lamas libres ou les autruches libres de La Charité selon les mêmes bonnes intentions ? 

Quant à nos toutous, de toute évidence et sans charte associative, certains ne sont pas menés au doigt et à la baguette. Bien au contraire, ils sont encouragés à leurs libres expressions aux quatre coins de la ville. Dans cette errance signifiée par la photo prise en ce jour, devrons-nous y voir une charge anticléricale ou bien l'art de la bêtise qui est de réclamer aux autres ce que l'on ne pratique pas soi-même?  

Car la logique en cette place du Mouton où a été érigée cette croix le 22 janvier 1850 en l'honneur de Saint Vincent patron des vignerons, serait de clamer : Et au pied de la croix, je déposai mes fleurs !


dimanche 31 octobre 2021

Nous avons nos morts à fleurir, là est notre chemin commun !

Les bras chargés de pots de chrysanthèmes, ils sont là ces gens, passant la porte des cimetières. 

Sur la pointe des pieds, les gestes lents, essayant de ne pas froisser les cailloux, ils viennent à l'heure de la Toussaint, se rappeler à leurs morts, à leurs chers disparus. Les tombes ou stèles ne servent pas à rien ! Et tant pis pour ceux qui estiment qu'elles ne devraient pas être surmontées ou agrémentées d'une croix.

Nous sommes parfois si fiers d'eux, si nostalgiques. Nous avons tant besoin de comprendre d'où nous venons. Alors si la foi est absente, balbutiante ou inquiétante, nous avançons tout de même vers ces ancêtres sous le regard des dizaines de milliers de clochers dressés aux quatre coins de notre pays. 

Les tombes, monuments ou pas, étalent les indices de ce pourquoi nous sommes en vie. Ces signes gravés ne sont ni une culture éphémère ni marchande. C'est notre histoire, notre tradition. Le fondement de notre humanité française est d'abord couché dans ces cimetières. Cette trace persistante implique notre force à rester digne tout en saisissant la grande humilité dont nous avons besoin pour outrepasser les heures moins heureuses. 

C'est ainsi que la France s'est construite. C'est ainsi qu'elle se perpétue. Les tags, les gesticulations théâtrales, les anathèmes de tous les excès, les introspections cinématographiques et photographiques, les soubresauts du genre, les réécritures ou oublis des historiens guidés par un idéal hypocrite et non pas l'entièreté des faits, sont et seront continuellement balayés par la force de notre attachement. 

Il y a deux jours, un ange est passé. Il se nomme Patricia. Elle est de ma famille. Grâce à elle, j'irai bientôt pour la première fois, à l'âge de 61 ans, chérir mes chers disparus du côté paternel dans les cimetières parisiens du Père Lachaise et de Belleville. Ils sont bien là, ils m'attendent ! Leurs tombes, les tombes sont des œuvres. Par elles, passent nos pourquoi, nos doutes, nos folies et nos envies d'être fier d'appartenir et de vivre dans ce pays. 

Amis et amies, chers et très chères, inconnus et inconnues, fleurissez vos disparus, honorez notre chemin commun car il s'est tracé grâce à eux tous et toutes, ces êtres couchés, en respect, en dignité et en croyance. 

dimanche 11 avril 2021

La guerre des petits chefs à plume n'en finit pas !

Nous voici aujourd'hui à plus d'un an des dernières élections municipales qui, devons nous le rappeler et en dehors de cette crise sanitaire, nous a exposé à deux faits majeurs pour la bonne gestion de notre ville : 

1- Les deux listes dites d'opposition avaient toutes les deux conjointement mené une mutinerie interne afin de déloger leurs deux têtes de liste et ce, entre les deux tours ; Opération politique qui se révélait plutôt être une opération d'arithmétique imaginant que les voix acquises par les listes de Mrs Tournefier et Pavie allaient immanquablement s'additionner. Un petit chef à plume était né pour conduire la piètre manœuvre télécommandée par un petit-grand chef à plume croyant jouer au marionnettiste. 

2- Le maire-candidat était réélu avec un peu plus de 500 voix au nom d'un programme dont les Charitois en fait n'avait que très faiblement débattu, et d'un bilan qui ne fut pas véritablement abordé faute de débateurs motivés ou bien de citoyens suffisamment informés. 

De ces deux constats, il semblerait que notre ville en soit toujours affectée. 

Souffrant de cohérence, de planification, poursuivant trop peu de projets structurants, capables de lever mutuellement des intérêts pour le tissu économique, la modernisation urbaine et l'animation sociale, le destin de notre ville se cherche encore.

Comment par exemple voir et comprendre que la ville voisine de Cosne sur Loire développe en quelques mois des initiatives concrètes pour l'attractivité de leur cœur de ville et la dynamisation de l'offre commerciale avec un budget de moitié inférieur à celui que notre ville avait mis en place lors de la mandature passée. Comment comprendre que la piétonisation dans notre centre-ville est encore un tabou? Quelques petits chefs à plumes assis sur leurs marmites seraient-ils en capacité d'influer sur toute une collectivité?

Autre exemple, comment comprendre qu'entre 2014 et 2020, la situation de nos rues, trottoirs, mobilier urbain et structures d'assainissement n'avaient été traitée que de façon cosmétique? Comment comprendre que peu de temps après le démarrage du deuxième mandat de notre maire, des travaux sur la chaussée fleurirent un peu partout avec surprise? Serait-ce la résultante d'une défaite d'un chef à plumes lors des dernières municipales? Avons-nous été victimes d'un combat de chefs à plumes?  

Autre exemple et problématique récurrente, comment peut-on se laisser croire que le défilement incessant des camions dans le bas de notre ville et maintenant dans le haut ne soit qu'une légère contrainte ? Des chefs à plumes dirigeraient-ils le bien vivre de notre ville de l'autre côté de la Loire ou dans d'autres entités administratives aux parures supérieures? 

A tout cela, comme si nous n'étions pas assez submergés de chefs à plumes, les initiatives de notre maire pour tenter de faire vivre la démocratie, après cette élection si particulière, ont suscité des vocations. Implacablement de nouveaux petits chefs à plumes se sont levés, maniant la procédure administrative avec un art semble-t-il déjà abouti. Il se dirait même que certains petits chefs à plumes se proclament un destin pour notre ville, un  si beau destin qu'ils se sentiraient en devoir de s'occuper de notre avenir

Les élections départementales et régionales, censées influer fortement sur notre condition rurale de petite ville, s'annoncent dans le plus beau des silences. Nous ignorons les actions passées et promises de nos élus. Beaucoup ne connaissent même pas leurs visages. Seraient-ils eux aussi voués à n'être que des petits chefs à plumes? 

Unifier et motiver les Charitois, quels que soient leurs parcours, c'est déposer les chapeaux à plumes, c'est surtout et enfin couper les fils ténus des maîtres marionnettistes.

 

vendredi 15 janvier 2021

A La Charité , les chats et les chiens doivent aussi être citoyens !

Le sujet des animaux domestiques est particulièrement sensible. Que cela soit en majorité des chiens ou des chats, un très grand nombre d'entre nous possède ce ou ces petits êtres pour une part de bonheur et osons le dire aussi pour combler souvent une solitude. Rentrant dans le cadre de nos émotions et faisant partie intégrante de notre affectif, nous avons pris l'habitude de voir ces boules de poil uniquement sous l'angle d'une relation fusionnelle. 

Munis de ces œillères sentimentales, accaparés par une bienveillance bien normale que les êtres humains doivent aux animaux, il est donc délicat de déclamer les nuisances néanmoins que ces chers petits produisent au sein de notre espace urbain. Je vais donc prendre mon courage à deux mains et oser aborder les deux problématiques principales que notre ville subit. 

La première est relative aux chats de Pierre Loo. Ce n'est donc qu'une faible partie de la ville qui est concernée mais elle n'en est pas moins pénalisante car concentrée sur un quartier historique constitué d'un assemblage de charmantes petites maisons, en contact avec notre salle des fêtes et non loin finalement de la place de la Mairie. Malgré les actions de l'association de certaines personnes de cette hôpital, il s'avère que plusieurs difficultés perdurent. Les chats en liberté ont tout d'abord une facilité à proliférer que n'ont pas les chiens. Les tentatives de stériliser et d'identifier les chats existants de l'association "les chats libres du CH Pierre Loo" ne sont pas pleinement efficaces en raison de certains habitants s'entêtant à abriter et à nourrir des chats errants sans égards pour les dégâts occasionnés aux riverains. Il est à noter que deux brèches au moins demeurent dans le haut mur de pierres séparant l'hôpital Pierre Loo (haut de la rue Saint Jacques) du reste de la ville. Les chats invités par des nourrisseuses font donc le ballet en permanence deux fois par jour, en règle générale 11h et 16h pour manger des boîtes qui, comble de tout, sont apparemment financées par l'association. Bon nombre de ces chats trouvent des abris dans des maisons en péril et s'y accouplent avec facilité. Piétinant jardins, urinant et déféquant, générant des émanations inacceptables amplifiées en période chaude , les propriétaires ou locataires en bordure du mur de Pierre Loo sont donc pleinement démunis par cette situation qui est pénalisante pour un strict droit de propriété mais aussi pour de nouveaux potentiels acquéreurs. Il serait donc justifié que Monsieur Le Maire et ses services se rapprochent de l'association et établisse un bilan sincère et complet de la situation de ces chats et du comportement non citoyen de certaines habitantes afin de renforcer les actions de l'association, identifier les habitantes délinquantes, et garantir aux propriétaires actuels et futurs une pleine jouissance de leurs biens. 

La deuxième porte sur les chiens. Comme pour ce deuxième mandat, Monsieur Le Maire est engagé avec force et motivation sur la réhabilitation de la ville, il ne peut écarter la problématique des chiens ou plutôt de certains propriétaires de chiens laissant encore leurs petits chéris uriner et déféquer au cœur de notre ville. Certaines poubelles, barrières de sécurité, lampadaires, murs sont copieusement garnis de ces déjections au nom d'un principe que personnellement je n'ai jamais compris. Je sais que les Maires ont bien sûr souvent réfléchis à ces incivilités extrêmement pénalisante pour l'aspect de leur ville et qu'il est compliqué de compter sur la responsabilisation des propriétaires de chiens. Ceci étant peut-on être ravi de voir des coulures d'urine dans notre cœur de ville et des déjections parsemer les trottoirs? 

Les chats et les chiens de La Charité doivent donc devenir citoyens et ce par le biais de leurs maîtres ! Les associations et autorités compétentes doivent donc localiser les délinquants qui sont au bout des laisses ou des gamelles. C'est un effort de tous, une preuve que le vivre ensemble est une voie de progrès pour notre ville. La situation actuelle bien que très délicate au niveau sanitaire nous laisse entrevoir un regain économique et sociale avant que culture et tourisme ne reviennent dans notre cité de plus belle. 

Dépenser pour nettoyer des incivilités a un coût pour notre ville. Laisser des propriétaires engager des procédures judiciaires pour obtenir le plein respect de leurs propriétés sont des issues contraire au bien vivre auquel Charitois et Charitoises aspirent.

Et en fait tout cela serait contraire à l'essor économique que notre Maire a la volonté de favoriser. Les premiers signes sont là, de beaux projets sont en cours, faisons bloc en étant tous citoyens et y compris nos chats et nos chiens. 


lundi 26 octobre 2020

Un peu de grande politique dans notre politique de tous les jours

M'exprimant hier sur Facebook à propos d'une interview de Gaël Giraud sur le malaise de notre jeunesse vis-à-vis des perspectives économiques, les débats se sont rapidement étendus à des critères macro-économiques. 

J'ai souhaité vous faire partager par mon post ci-dessous une vision peu débattue dans nos médias et dans nos cercles et pourtant de mon avis primordiale. Les décideurs de notre territoire et les acteurs que nous sommes tous à notre petit niveau doivent œuvrer pour favoriser les économies éthiques : 

Merci pour ces agréments. Derrière ce mal être pour ne pas dire cette sclérose de l'économie productive des pays occidentaux, le mal n'est pas véritablement le concept même du capitalisme mais ce que certains dirigeants, principalement anglo-saxons de toute évidence puisqu'ils doivent pérenniser coûte que coûte leur système de pension, ont permis de faire à des groupes ultra puissants. Et vous pensez inévitablement à ces grandes et méchantes multinationales qui abreuvent leurs actionnaires vampires. Ce n'est pas là encore le point crucial. Le cancer qui s'est installé dans la haute finance, ce sont les fonds de pension anglo-saxons. Ils brassent des montants de capitaux jamais atteint dépassant les limites de tous les états et des entreprises par elles-mêmes. Ces fonds de pension sont devenus actionnaires de nos entreprises pour en devenir majoritaires plaçant le plus souvent une marionnette avide d'argent et de pouvoir au poste de PDG. Nous avons eu en France et nous en avons encore en poste! Aucun autre système économique "réaliste et viable" n'a pu alors lutter contre ces montants d'investissements provoquants depuis 30 ans des rachats, des fusions en cascade et ce dans tous les domaines y compris les plus stratégiques. Le problème est là ! François Hollande avait raison en 2012 lorsqu'il clama : "mon ennemi , c'est la finance ! Qui l'a suivi y compris dans son camp? Personne!!! Nos économies sont infiltrées de partout par ces fonds de pension. Il se pourrait que la bataille actuelle aux USA ait lieu sur ce sujet et là encore oh surprise, les plus engagés vis-à-vis de ces fonds de pension pourraient ne pas être ceux du camp Trump !!!

J'ai moi-même travaillé dans ce type d'entreprises lors de la deuxième partie de ma carrière réalisée dans le privé. J'ai subi la pression de l'interne que ces structures d'actionnariat infusent et les aléas permanents au nom de décisions court-termistes pour viser les profits les plus rapides. Notre ennemi est donc bien l'existence même de ces fonds de pension et les lois économiques leur permettant d'accéder à tous types d'investissement. Nous sommes comme des mécaniciens qui devons réparer les moteurs d'un avion en vol pour lui éviter de se crasher et d'atterrir enfin dans un monde responsable et solidaire.

lundi 7 septembre 2020

Le festival des Idées fut un vrai festival pour La Charité !

Comme promis et annoncé sur ma page d'écrivain Facebook "François Fagus", j'ai participé à ce festival des idées les 4, 5 et 6 septembre dont la 2ème édition se déroulait à La Charité sur Loire. L'épicentre en était le site du Prieuré. 

Il est à noter tout d'abord que l'organisation, la préparation, le contenu et la qualité des intervenants furent d'un niveau très satisfaisant. Pendant 3 jours, la ville fut animée par ces festivaliers venus de tous les horizons dont une part non négligeable de jeunes. Comment les Charitois pourraient-ils se plaindre d'un tel effet ? Pourtant j'ai noté encore un trop peu d'adhésion à cet événement de la part de certains sans parler bien évidemment d'une présence encore trop rare des citoyens de cette ville aux débats. J'ai cru même entendre filer dans les rues la remarque acerbe que ce festival était un "truc de gauche" ! A ces voix que je suppose donc de droite, je me questionne en me disant où étaient-elles durant cette dernière campagne des municipales et qu'avaient-elles à dire de concret pour l'avenir de notre ville ? 

Ayant travaillé en tout début de campagne municipale pour Jacky Tournefier, et me voyant assidu au programme de ce festival, on a fini tout naturellement par me poser cordialement la question : mais au fait es tu de droite ou de gauche ? J'avoue ne pas avoir pu répondre précisément. Ce que je ressentais à ce moment là était une conviction que tout n'était pas affaire d'étiquetage politique. En effet j'ai vu au fur et à mesure des débats la démonstration en nos temps chaotiques que ces "gens-là" savaient se parler, écouter, se respecter, et parfois se contredire pour enrichir et non pas saper. Sur des urgences comme les sujets climatiques, économiques, éducatifs et sociaux, j'avoue que je n'ai été aucunement déstabilisé par une orientation dite politique car les connaissances partagées, les témoignages exprimés étaient dignes de dépasser tous les aprioris ou autres clivages. Et que dire des questionnements sur le fonctionnement de nos institutions et l'avenir de notre République ? Certains de nos élus furent présents et en premier lieu notre maire. Grâce à eux, la ville a tenu sa place en termes de pôle d'attractivité touristique et culturel car tout le monde sait qu'un festival quand il a du succès et ce quels que soient les thèmes, les couleurs, ou que sais-je, procure à la ville une aura bénéfique. Ce fut donc en ce premier week-end de septembre un vrai festival pour notre ville. 

Comment ne pas reconnaître que nous traversons une période d'incroyable instabilité et dont la crise sanitaire a révélé encore plus les effets ? Sur tous les sujets exprimés durant ce festival, on pouvait y apposer le mot peur. Et la peur est la pire des choses quand elle est exploitée par des professionnels qu'ils soient issus de la politique, des médias, des réseaux sociaux ou de la sphère des élites. La gauche que j'ai vue à La Charité a eu le mérite d'engager les débats, de tenter des explications adéquates pour démontrer qu'une autre voie que la peur est possible, c'est à dire le collectif en opposition totale à l'individualisme. Cette option est fragile. Nos jeunes sont impatients. Ils bousculent parfois trop vite les anciens, les sages et leurs maîtres. Thomas Branthôme universitaire et historien de la République l'a très bien explicité. Le monde du digital évidemment impacte de plein fouet le potentiel de notre pays à être générateur des emplois dont notre population a besoin. Une grande partie d'entre nous ne voit ou ne veut pas voir que notre souveraineté industrielle n'existe plus dans ce monde numérique. Soit nous décidons de rejoindre vraiment la compétition technologique et notre gouvernement n'a pas tord en ce sens, soit nous abandonnons la course pour attendre une ère post-numérique. L'Europe enfin n'apporterait pas les outils nécessaires à notre volonté de résister aux règles brutales et avilissantes de ce monde ultralibéral et encore plus frustrant nous rendrait incapable de créer de nouveaux modèles de démocratie et d'économie. 

Oui de tout cela, il a été question dans ce festival et donc à La Charité. Le chemin vers ces solutions collectives est complexe, rempli de pièges. La Charité, sait-on jamais, rentrera peut-être dans l'histoire forte de ces émulations citoyennes. Tentons nous-mêmes, Charitois, de prouver que des solutions collectives sont possibles rapidement et concrètement ne serait-ce qu'à notre tout petit niveau! Que chacun avec ses compétences quelles qu'elles soient, ses envies, ose et amorce une initiative citoyenne et alors il sera démontrer que les idées peuvent se partager et non pas se faire la guerre pour du profit ou du pouvoir. Vive la République, vive le festival des idées, vive La Charité ! 

vendredi 14 août 2020

Revitaliser, redynamiser notre centre-ville ! Quand et comment cela sera possible ?

Dans le contexte du développement économique du territoire Charitois, je me suis intéressé durant une partie de la campagne municipale à la situation du cœur de ville de La Charité sur Loire.   

Aujourd’hui dans un article paru dans le Régional du 12 août 2020 sur ce thème, mes interrogations sont ravivées. En expliquant les initiatives engagées par la ville de Cosne sur Loire et ces fameuses études préalables, je ne pouvais donc oublier que la municipalité de La Charité avait lancé, avec raison, sa propre étude de redynamisation du centre-ville entre 2015 et 2018 (si je ne fais pas d’erreur). Les résultats de cette étude ne furent que très peu l’objet de débats durant la campagne. Une somme de 300.000 Euros confiée à un bureau d’études, ont été des informations qui ont circulé. Des tentatives de faire participer les Charitois et des panneaux résumant les réflexions en cours ont été exposé à l’époque à chaque marché de Noël. Autant de signes positifs émis par la volonté du Maire et de son équipe, considérant à juste titre que cette stratégie serait porteuse pour l'avenir de la ville. Mais à ce jour et en réaction à l'actualité, je reste inquiet sur la teneur exacte des résultats de cette étude et la manière dont les premières actions pourraient être menées.

Dans le cadre de cette campagne, comme je vous l’ai dit, j’avais étudié cette problématique de centre-ville. J’avais eu l’opportunité de rencontrer et discuter soit avec les élus soit avec les managers de centre-ville des municipalités d’Epinal, de Niort, de Clermont-Ferrand et de Rochefort sur mer.

A chaque fois l’équation était la même : faire dialoguer dans un premier temps les propriétaires, les pouvoirs publics et les commerçants. Et grâce à ces échanges, le premier des leviers étaient de remotiver les propriétaires pour les inciter à investir dans des opérations de réhabilitation de leurs immeubles en leur prouvant qu’un « package » d’aides leur serait attribué si possible à hauteur de 50 % des coûts des travaux.

La Charité et son exceptionnel patrimoine de cœur de ville possède un atout indéniable. Je souhaite dès que possible qu’une entité pilotée par un élu ou tout autre citoyen missionné, puisse engager un inventaire de ces propriétaires, faire un bilan de vétusté et de mise aux normes sur le périmètre tout d’abord historique et commercial de la ville. De cet état des lieux, il reviendra alors de piloter avec les pouvoirs publics le niveau des aides potentielles (véritable ingénierie technico-administrative) pour estimer la faisabilité des chantiers et la réelle motivation des propriétaires de s’engager.

Si ce chantier difficile et ambitieux venait à prendre forme, alors il serait temps de construire avec les commerçants ou tous nouveaux porteurs de projet, les concepts de demain pour répondre aux nouvelles attentes des clients et pour éviter des concurrences frontales avec la grande distribution et la vente en ligne.

Il serait dommage qu’en ayant pris de l’avance sur ce point crucial de redynamisation d’un centre-ville, de voir cette étude voulue par notre Maire ne pas porter ses fruits et il serait frustrant de se voir rattraper voire déborder par les actions de Cosne sur Loire et son territoire de chalandise.  

Je vous laisse réagir, réfléchir, proposer. En attendant je pars en vacances dans le pays de Giono du côté de Manosque et serais ravi de retrouver notre belle ville de La Charité début septembre. 

Le Festival des Idées de la gauche n'est toujours pas au rendez-vous

  Le festival des idées qui s'est déroulé à La Charité sur Loire du 7 au 9 juillet 2023 a proposé de beaux sujets. Des personnalités de ...